Vers une nouvelle Bioéthique
Avec les progrès fulgurants de la science et de la médecine se pose tout un tas de problèmes nouveaux et de cas de conscience. Parmi une des avancées qui fait débat aujourd'hui, il y a par exemple ce qu'on appelle « la gestation pour Autrui ». Il s'agit des fameuses mères porteuses et autre fécondation in vitro.
La notion de famille s'agrandit de plus en plus. Ainsi, il y a les parents géniteurs, les parents légaux et même les beaux-parents dans le cas d'une famille recomposée. Il faut maintenant rajouter la notion de parent porteur. C'est le cas d'une mère qui va assumer la grossesse d'un enfant n'ayant aucun lien génétique avec elle. A-t-elle des droits pour autant ? Porter un enfant en soi n'est pas neutre. Comment réagira-t-elle lors de l'accouchement ? Aura-t-elle l'impression qu'on lui vole « son » enfant ? Comme on le constate, beaucoup d'interrogations émergent et il est difficile de se faire une idée.
Ce casse-tête rendu possible par les avancées de la science n'est pas sans poser de douloureux problèmes. En effet, avant que tout ce petit monde intente des actions en justice pour obtenir la garde de l'enfant, le politique doit absolument légiférer pour clarifier les choses. La difficulté est aussi de tenir compte du futur enfant, qui lui, n'a pas demandé à naître dans un tel imbroglio de parents multiples. Voudra-t-il connaître ses origines ? En aura-t-il le droit ? Faut-il imposer l'anonymat des parents donneurs ou porteur et protéger ce secret juridiquement ? Est-il bon de révéler ses origines à un enfant ?
N'oublions pas non plus que d'autres pays ont des lois différentes des notre. Des parents confrontés à un problème de stérilité seront tentés de se rendre dans un pays dont la loi est moins stricte. Dans ce cas, quel sera le statut de l'enfant ? C'est tout un vaste champ de réflexion qui s'ouvre à nous. Le débat est loin de retomber.

par Aurélie Dorelle
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